Faudrait que ça me revienne avant que ça me passe vite.

Te retrouver, enfin, comme une première fois.
Je regarde toutes ces images de toi, il y en a même où l'on te voit déambuler telle la perfection portée par l'infini sauvage.
Tous ces aspects que tu vas ajuster devant mes yeux, pour paraître plus ou moins volatile, pour me faire sans doute croire qu'un jour je pourrai te toucher et que, surtout, tu sentiras tout l'amour que je suis capable de te porter, moins infini que tes regards et tes mouvements, mais d'une force intérieure capable de me transcender.
Je m'envole vers les cieux qui, eux, peuvent te voir constamment et mes yeux s'emplissent de tes enfants salés, devant ta beauté inégalable.
Je pleure de savoir que je vais bientôt te revoir et que tu n'auras surement pas changé.
C'est juste le bon moment désormais, je suis prête.
Tu étais là, souvent dans mes pensées mais je n'étais pas encore traversée par l'ancre de tes soldats.
Je n'avais pas compris que tu serais surement mon premier bonheur sacré, mais tu as su attendre cette révélation et j'espère ne jamais te décevoir.
Et même si un jour, je change et oublie ce que tu représentes pour moi, tue moi. Mourir en toi doit être le plus bel hommage que mon corps puisse te faire.

Car ce ne sont pas les hommes qui combleront cette douleur sourde qui m'habite, ça sera toi, Mer.
Faudrait que ça me revienne avant que ça me passe vite.

# Posted on Monday, 02 February 2009 at 10:00 PM

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Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois
A coups de pourquoi
Le c½ur du bonheur
Ne me quitte pas

Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi
Où tu seras reine
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je t'inventerai
Des mots insensés
Que tu comprendras
Je te parlerai
De ces amants-là
Qui ont vu deux fois
Leurs c½urs s'embraser
Je te raconterai
L'histoire de ce roi
Mort de n'avoir pas
Pu te rencontrer
Ne me quitte pas

On a vu souvent
Rejaillir le feu
De l'ancien volcan
Qu'on croyait trop vieux
Il est paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu'un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s'épousent-ils pas
Ne me quitte pas

Ne me quitte pas
Je n'vais plus pleurer
Je n'vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien
Mais
Ne me quitte pas
















J'ai grandi ces derniers jours, curieusement. Un regard extérieur peut-être. Ou Emmanuelli qui m'écoute parler de tout ce qui me tue, qui cherche la source, et moi qui déblatère, sans m'arrêter, en parlant un peu trop fort. De fusion, de ce putain d'élan qui me pousse vers cette odeur, cette peau de velours, cette continuité de mon corps, que je n'aime plus mais qui a bien voulu, un jour, il y a quelques années maintenant, fusionner avec moi et me rappeler cette chaleur, cette douceur, de Maman. Maman n'est plus, ce n'est plus qu'une mère. Mawi n'est plus, ce n'est plus qu'une histoire passée. Alors, je cherche, je m'essouffle dans cette quête de moitié. Je domine ces terres immenses où aucun point n'ose briller, je parcours des kilomètres, des heures, des pages, des notes, des sensations afin de trouver ce qui pourra me faire vivre. Je goûte à tout, je touche à tout, j'écoute tout, je regarde tout. Je ne cherche que cette deuxième moitié. Un regard, un sourire, un contact, mais ce n'est pas ça. Vous n'y êtes pas. Alors je m'attache à n'importe qui/quoi. Et j'analyse, je suce jusqu'au sang, je pompe toute l'énergie pour ensuite, jeter, évidemment. Rien ni personne ne me convient et, ces deux là, je l'ai abandonné. J'ai perdu, mais je recommencerai, je trouverai et ça ne me conviendra pas, forcément. Mes pleurs ne rendent pas la quête plus facile. Cette idée qu'une force supérieure existe, que l'objectivité existe, je cherche ce Dieu qui pourra me dire un jour où aller, qui me dira où est la vérité. Qui me fera enfin voir les gens comme ils ne sont pas. Je ne veux pas croire à un monde où tout est subjectivité, où tout est ressenti. Je n'y parviens pas dans ce monde. Je vis, oui, mais je n'ai pas l'absolu bonheur, je ne suis pas transcendée, je veux un choc ultime, comprendre, d'un seul coup et vous laissez crever derrière moi, puisque les gens ne pourront jamais m'apporter ce que je cherche. Je m'obstine, j'avale, je recrache, je jette, je construis, je détruis. Pourquoi ces mots ne m'aident pas ? ces sons, ces personnes, ces images, pourquoi rien ne me rassasie ? Il en faut plus, je veux bouffer de la vie, je veux que tu te débattes entre mes dents, je veux me remplir des autres, pour qu'ils meurent en moi. Je veux toutes ces vies qui dansent sous mes yeux, je les veux toutes. Alors je me déguise, je me fais confidente de peines perdues, je me fais amie de proies faciles, je me fais miroir de désespoir grinçant. Je vous avale tous, je vous épuise, je vous laisse. Toujours la première. Je romps. Je ne donne rien, je reçois, uniquement. Je regarde, c'est tout. Je suis égoïste mais je ne prétends pas chercher autre chose que ma consécration. Quand une vague se fait de l'autre côté, je suis désemparée, je ne sais comment réagir pour faire revenir vers moi ces agneaux égarés qui pensent pouvoir dominer quelques sensations en moi. Je connais les bons mots, je les ai tous, je vous fait revenir, un petit temps, juste pour pouvoir dire que c'est moi qui ai arrêté.


Je ne supporte pas la stabilité, un endroit, le même, où il n'y a que moi, un corps, qui me suit partout, qui est mien, des objets que je reconnais, je ne supporte pas la solitude figée. Je change tous les jours, je me déguise autrement, je nettoie le masque de la veille pour en mettre un autre, je vole d'un endroit à un autre, j'embrasse d'autres personnes, je cours vers une sensation qui ne me plaira plus le lendemain, j'ôte des sons pour en entendre d'autres, je laisse parfois les choses se faire toutes seules et le renversement est toujours là. La stabilité est ma mort. Je ne veux pas être figée. Rien ne doit être semblable, je dois apprendre. Prendre-jeter, envie-peur, mouvement perpétuel, comme toujours.


Mais alors, quelle étrange sensation quand des émotions s'assemblent pour me diriger vers un chemin encore inconnu malgré les composantes viscérales, quand une clé tombe du ciel après tant de doutes, de questions, d'années à décortiquer les moindres faits. Je monte une marche, et vous en descendez deux dans mon estime. Comment Emmanuelli peut alors servir à quelque chose ? Je n'ai besoin que d'un tableau aimanté capable de faire tenir mes réflexions, le temps d'en sortir d'autres, et d'agencer le tout, selon un ordre logique qui ne pouvait apparaître dans mon seul cerveau. Mais plus je m'approche de la solution, plus de nouvelles questions jaillissent dans mon esprit : est-ce que je veux réellement guérir de toutes ces plaies qui m'ont façonnées selon leur idéal ? que deviendrai-je sans ce mal en moi ? comment sera ma vue et mon ouïe si mes hallucinations cessent ? comment seront meublé mes heures d'insomnies ? qu'est-ce qui me hantera ? Serai-je encore moi-même sans tout "ça" ?
Découle ensuite, les pires questions, celles qui me déchirent encore plus, nouvelles, inconnues mais tellement sensées. A quoi tout cela sert-il ? Pourquoi rechercher des personnes que je finirai par rejeter afin de combler un manque en moi pour aller bien... une fois la boucle bouclée, finalement. Quel but ? A quoi servent tous ces efforts ? A quoi bon ? Si Dieu n'existe pas, je n'aurai pas une meilleure place que les autres. Cette idée me tue. Je me fatigue, je m'épuise, je perds beaucoup, je casse tout, mais pourquoi ? Pourquoi si Il ne me voit pas ? Pourquoi si personne ne sait ? Bien que je sois convaincue de ma position, personne ne peut aller dans mon sens. Les avis des vivants ne m'intéressent pas, ils ne servent à rien. Dieu, s'Il te plait, viens à moi dès que j'aurai trouvé les quelques réponses restantes. Et place-moi à Tes côtés, avec Toi, un peu plus bas Si tu préfères.







# Posted on Thursday, 25 September 2008 at 8:24 PM

Watershed

Watershed
J'ajoute pleins de cailloux pour que le Paradis se mette en place.

# Posted on Tuesday, 10 June 2008 at 2:13 PM

Reichen et Robert associés

Austerlitz
Accoutrement
Capuche
Contrescarpe
Alladin
Aprem
Appeal
Carjackez
Chier
Eths
Euh...
Every
Foireux
Entract
Donf
Foutch
Domus
Emilie
Diapsiquir
Fennec
Harcelle
Hey
Jtm
Lsc
Loulou
Lécherai
Kool
Léchouilles
Kifferais
Loseurs
Kiffe
Kikou
Laaaaa
Meuf
Merde
Owi
Meaow
Mour
Mamies
Pute
Saignent
Sushis
Pécho
Renar2
Starlette
Psychoter
Pocahontas
Skyper
Pluuuus
Rigolol
Piercing
PIercer
Retissent
Remotivé
Renardiser
Pas...
Rah
Stressé
Sally
Stressée
Putain
Tentable
Vip
Tricot
Voland
Tipar
Téton
Youhooou
Zapper

# Posted on Tuesday, 03 June 2008 at 3:23 PM

Je veux.

Je veux.
Une viole pour mieux te forcer.
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# Posted on Thursday, 22 May 2008 at 4:50 PM